Monthly Archive for July, 2005

DKIM in & Sender ID out ? Quelle sera la position de l’IETF ?

Microsoft / Yahoo : la course contre le spam continue
Sender-ID de Microsoft fera son premier pas en novembre sur Hotmail tandis que Yahoo et Cisco poussent leur outil DKIM vers une recommandation IETF.
(Journal du Net)

Quelques conseils de base pour l’e-mailing

Comment bien gérer sa base d’adresses e-mails
La performance de l’e-mail marketing passe par une base d’adresses de qualité et régulièrement mise à jour. Les bonnes pratiques en la matière.
(Journal du Net)

La nouvelle fracture numérique

Accéder au Réseau
On nous a longtemps parlé des enjeux de la fracture numérique : Une ligne de séparation virtuelle entre les haves et les haves not. Ceux qui ont les moyens d’être connectés - et les autres. Ceux qui vivent dans une zone permettant l’accès haut-débit - et les autres.

Bien heureusement, des choses ont été faites pour répondre à ces questions centrales. Et aujourd’hui, la France est plutôt bien placée lorsqu’elle se compare aux autres pays. La couverture de l’accès à l’ADSL et ADSL+ progresse tous les jours. Le nombre d’abonnés aussi. Des accès publics sont proposés pour ceux qui ne sont pas équipés d’informatique ou de connexion chez eux. Des initiatives de démocratisation des nouvelles technologies sont proposées pour briser les enclâves générationnelles, culturelles et sociales.
Et la tâche n’est pas terminée ! Mais elle est suffisamment avancée pour que l’on se préoccupe du maillon faible suivant sur la chaîne de l’information.

Nous pouvons lister les maillons suivants :
- Disposer d’un accès technique au Réseau
- Savoir écrire, consulter et s’orienter sur le Réseau
- Trouver l’information que l’on recherche
- Qualifier l’information que l’on a trouvé

Pour accéder à l’information…
Les deux premières étapes sont donc en vue. Avec les outils de recherche actuel, nous avons le sentiment que la troisième étape est aussi acquise - à tort.
Tout d’abord, il ne fait nul doute que de nombreux progrès seront faits en ce sens : la prochaine génération de systèmes de fichiers qui permettra aux utilisateurs de s’affranchir des logiques de répertoires en qualifiant directement les fichiers constituera en soi un outil d’indexation appréciable.
D’autre part, à mesure que l’indexation est améliorée, nous supportons de moins en moins bien le bruit des réponses non-pertinentes.
Enfin, la difficulté à trouver une information de proximité “idiote”, toute simple (les horaires d’ouverture de la piscine, l’adresse du square où se tient la kermesse…) et que l’on sait disponible sur d’autres support agace de plus en plus !
L’enjeu de l’hyperlocalité se joue là.

… Il faut s’assurer que l’information est mise à disposition
Comment admettre que je puisse plus facilement savoir ce qui se passe dans une banlieue de l’Ohio demain soir, que dans les 6 kilomètres autour de mon domicile ?! Comment comprendre que je connaisse plus facilement les horaires d’ouverture de la piscine dans la commune d’à côté que dans la mienne ? Pourquoi y a-t-il une différence d’intensité d’échanges d’un quartier à l’autre de Paris ?
Ce sont des déceptions qui n’ont pas de justification possible au regard du faible coût marginal de mise en ligne d’une information que l’on a sous la main.

Car l’information existe : elle est généralement disponible dans le classeur de la secrétaire de mairie, ou à l’accueil. Or, le plus souvent, les décideurs qui détiennent l’information (par exemple, les maires) expliquent en toute bonne foi que mettre en ligne ces informations ne bénéficiera qu’à la minorité des connectés. Il faut avancer avec moins de préjugés en la matière.

La réalité, c’est qu’une information mise à disposition on-line peut facilement passer off-line - alors que l’inverse est plus complexe.
La réalité, c’est qu’une inégalité de citoyens se met en place en fonction de la politique de mise en ligne de l’information qui est pratiquée. Notons qu’une banlieue peu connectée (mais disposant de quelques associations relais dynamiques accédant à une bonne imprimante ou photocopieuse) est susceptible de bénéficier plus efficacement de cette diffusion en ligne que certains quartiers mieux connectés.

Il ne faut plus seulement se poser des questions de chaine technique. C’est une condition préalable mais sans plus. Il faut comprendre comment se diffuse l’information sur un bassin donné. Et comprendre que l’information mise en ligne ne reste pas prisonnière de l’écran de l’ordinateur. Elle est bien souvent véhiculée ensuite par la parole ou le papier.
Mais pour cela, il faut que l’information soit rendu disponible de la manière la plus souple possible.

Et le Blog dans tout ça ?
Le Blog est un outil souple qui permet de bénéficier d’un retour. La diffusion broadcast est une première priorité pour que les habitants sachent que les opportunités de rencontres et d’activités sont plus nombreuses qu’ils ne le croient.
Mais qui a besoin d’un retour sur les horaires de piscines, me direz-vous ? Le directeur de la piscine pour être informé des nouvelles habitudes d’emploi du temps familial de ses clients.
Mais pourquoi un flux RSS sur des informations aussi statiques que les horaires de piscine ? Car, le jour où la piscine doit fermer pour cause de filtre cassé, la mairie pourra éviter à ses concitoyens de se déplacer pour rien - et leur rappeler les films à l’affiche, ainsi que la fête foraine qui est arrivée en ville la veille…

Intimités et littérature dans la Blogosphère

Un blog ferme aujourd’hui. Je l’ai découvert avant hier à l’occasion d’un lien qui pointait vers une soirée Blogs & Cahuètes vieille de plusieurs mois - son message le plus récent était aussi le dernier, il disait :

“Plus de blog… Ni d’hebdo pour l’instant. Trop de “méchanceté”, trop de violences, trop de provocation et d’humiliations m’ont décidé à fermer, pour l’instant au moins, tous mes blogs. Celui-ci à son tour (re)fermera ses portes dans 48h.” (5 juillet 2005)

Le style de l’auteur m’a intéressé, alors j’ai repris la lecture de tous ses billets publiés depuis sa migration d’over-blog vers typepad, le 16 avril dernier.
Nicolas Voisin, son auteur, illustre bien la voie difficile à tenir un Blog personnel qui ne soit pas un ego-trip. Dans sont billet “L’intime est une fiction“, il parle du risque de confusion entre nombrilisme et universalité du propos personnel, s’interroge sur la nécessité de la vérité et de la transparence, du besoin de ne pas céder aux penchants et travers intimistes pour sauvegarder sa cohérence éditoriale.
J’ai été particulièrement amusé par la fausse naïveté à dire que ses blogs privés ou secrets ne le sont pas restés - alors même qu’il s’agit en partie de démarches littéraires.

Voici une nouveauté qu’apporte le Blog, peut-être même bien au-delà des premiers exercices littéraires à plusieurs mains nés sur le web à la fin du siècle dernier : la lecture se fait au fil de l’écriture, l’écriture se fait en interaction explicite ou active aves les lecteurs et les commentateurs. De plus, le Blog invite parfois aussi à des rencontres et des échanges qui viennent s’introduire dans les pages virtuelles successives - ce qui était marginal dans la littérature traditionnelle devient naturel. Enfin, l’édition est faite à mesure que l’écriture exprime la vérité intérieure de l’auteur.

De ces trois points secondaires en découlent plusieurs différences majeures. En premier lieu, l’écriture avec updates et mots rayés autorise une compréhension du cheminement intérieur de l’auteur vers ses mots définitifs. Par ailleurs, l’oeuvre n’est plus unitaire, elle reste toujours ouverte jusqu’au billet qui inscrit fin sur l’écran - on ne sait donc pas forcément combien de pages il reste à lire avant la fin. Bien entendu, le classement anti-chronologique des billets, agrémentés de commentaires, rend la lecture plus complexe. Enfin, la nature de l’outil libère l’auteur de l’enjeu existentiel à trouver un éditeur.

Et c’est aussi ce paradoxe là qui m’a touché chez Nicolas Voisin : il souhaite publié sur papier une compilation des meilleurs textes issus de la Blogosphère. Une démarche qui contraste avec l’image que l’on peut avoir des “early adopters” revendiqués. Par-delà les enjeux économiques qui ont embrouillé son projet, il semble que la diffusion instantanée et gratuite ne soit pas le problème. Je n’y vois pour le moment, à défaut de mieux, que le complexe d’infériorité d’un média encore en quête de maturité, de reconnaissance et de lettres de noblesse : le Web avant même le Blog.
Mais c’est un vieux débat. Il me revient une de ces histoires Hassidiques enseignées par les rabbins Loubavitch.

Alors que des oppresseurs brûlaient les parchemins bibliques, un Sage montrait à ses disciples les lettres du Livre sacré qui s’échappaient des flammes - et la vanité de croire que détruire le support suffirait à détruire le savoir et la sagesse.

Cet attachement à l’objet livre sacralisé n’est qu’un héritage traditionnel de l’image occidentale que l’on se fait de la Culture. Souvenons-nous des mots d’Amadou Hampâté Bâ qui rappelle qu’il y a d’autres traditions de la transmission : “En Afrique, quand un vieillard meurt, c’est une bibliothèque qui brûle.” Au final, que les oeuvres, les savoirs, les sagesses soient enfermés dans la mémoire des hommes, dans l’encre des livres ou la transcription binaire d’un fichier sur disque dur importe peu. Ce sera le véhicule le plus sûr et le plus efficace qui sera choisi : ce ne sera pas forcément le fichier numérique, mais ce sera probablement le cas le plus courant dans les décennies qui nous attendent.

L’e-mailing renforce sa crédibilité

L’e-mailing de prospection en forte hausse au 1er trimestre
L’e-mailing de recrutement a été multiplié par trois en un an, tant en volume qu’en investissements. Les services sont le secteur le plus actif en la matière, devant les télécommunications et la distribution.
(Journal du Net)